18/01/2007

La STIB on va vous faciliter la ville.

 Récit d'une jeune personne qui a voyagé dans

 un nouveau bus de la STIB....le CITARO.... articulé

 (Janvier 2007.) 

 

 

citaro 10%
 

 

La Stib, on va vous faciliter la ville.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Enfin, on va essayer.

Dans la série des folles aventures citadines de JuJu, on trouve un truc de fou... un truc que même Spielberg il a pas les mêmes... o_O Oui, je sais. Je développe.

Après sa journée de cours, JuJu marche jusqu'à l'arrêt de  bus [ depuis l'arrêt de tram parce qu'elle a eu la flemme de faire 500 mètres, mais chut ]. Comme toute étudiante éreintée qui se respecte, elle se dirige d'un pas décidé vers le banc, s'assied [ bien contente de retrouver la position dans laquelle elle vient de passer 6 heures] et soupire.
Mais bien vite, JuJu déchante... Le moment de quiétude somnolante qu'elle s'apprêtait à délecter semble sérieusement compromis : l'arrêt s'emplissant peu à peu de jeunes gnômes.

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Qu'est-ce qu'un gnôme ?
Le gnôme est un être ignoble très facile à repérer... Il est préférable de l'éviter, spécialement si le gnôme est accompagné d'autres specimens de ses amis gnômes.

Comment reconnaître un gnôme ?
A vue de nez, on estime la taille des sacs à dos comme étant inversemment proportionnelle à celle de son encéphale. Le gnôme parle beaucoup, [ trop ] fort, d'une voix nasillarde aisément reconnaissable. Toutefois, si un doute persiste sur la nature de l'être bruyant qui vous agresse les tympans, tâchez d'écouter de quoi il parle. Si le sujet de conversation comporte le nom d'une comédie insipide pour adolescents boutonneux, le prénom d'un des élèves de la StarAc, ou encore une concentration douteuse de "Ouais-c'est-clair-putain-non-mais-franchement-c'est-abusé/déconné/exagéré" : vous vous trouvez en présence d'un gnôme : fuyez. Car le gnôme étant souvent accompagné par ses semblables, et ses semblables partageant malheureusement sa constitution hormonale, un groupe de gnômes peut rapidement devenir une source insupportable de décibels qui le sont tout autant.

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Au bord des larmes, JuJu ravale péniblement sa déception et tente d'ignorer la troupe de gnômes amassée à sa droite. [ Troupe qui, quant à elle, ignore de toute évidence que leur ami gnôme sur le trottoir d'en face les entendrait mieux s'ils n'hurlaient pas face à la vitre de l'abri-bus... ]
A grand renfort de tantra zen et de respiration abdominale, JuJu en vient enfin à visualiser son havre de paix intérieur, laissant peu à peu se dissiper au loin les piaillements des envahisseurs... Quand soudain, l'arrêt entier semble être pris d'une frénésie épileptique... JuJu, sortie de sa torpeur pour la deuxième fois en 4 minutes, se jette sur ses pieds, toute prête à déverser [ mentalement ] sa fureur sur le trublion responsable de cette agitation. C'est alors qu'elle le vit...
Grand.
Beau.
Massif.
Imposant.
Immédiatement, elle sût que c'était lui...
Le nouveau modèle de bus de la Société des transports Intercommunaux Bruxellois, glissant majestueusement sur le goudron pour venir arrêter sa course devant les yeux médusés des troupes de gnômes... Les grandes portes s'ouvrent...
Oh joie, on n'est pas obligés d'être anorexiques pour pouvoir entrer par la porte avant !
Oh miracle, grande est la plate forme derrière le chauffeur !
Oh bénédiction, il est tout beau, tout propre, tout nouveau, y aura plein de trucs à zyeuter pendant le trajet !
Oh... My God, pourquoi les passagers qui en sortent sont tout verts ?
Mettons ça sur le coup de l'émotion.
JuJu lève donc son délicat peton et le pose à l'intérieur dudit bus, consciente de vivre un moment historique que ses petits enfants n'auront jamais envie d'entendre mais qu'elle leur racontera quand même. Et c'est là que Spielberg va être jaloux...
Parce qu'à peine l'orteil posé dans ce superbe engin, l'utilisateur du bus aux heures de pointe a un réflexe : la barre. Chercher la barre. Celle qui nous permettra de ne pas nous vautrer sur l'ivrogne qui nous souffle dans la nuque depuis 5 minutes [ Si c'est un beau pompier, on interromp les recherches... Mais que celles qui ont déjà eus ce bol là lèvent le doigt. Mouais, je me disais aussi. ] . Celle qui nous permettra de rester digne quand tous les malchanceux seront projettés contre la vitre de la cabine arrière. Celle qui nous permettra de pousser sur le bouton bleu, le bouton de la délivrance...
Et là, problème : à moins d'être tout près des portes ou de mesurer le mètre 97 qu'il faudrait pour pouvoir attraper celle qui maintient les [ 3 >_< ] mains courantes, y a pas de barre.
Panique dans le centre du "wagon"... Certains se découvrent des talents de contorsionistes. D'autres, impassibles, attendent la fatalité, tels les aristos du Titanic qui fumaient pèpères sur le pont en attendant d'aller faire 3, 4 brasses avec Léo.
Et enfin, les derniers. Les commes moi. Les trop fiers que pour se résoudre à attraper le manche du parapluie de la madame assise derrière nous avec l'oreille droite ou pour attendre l'inévitable vol plané vers l'arrière. Et les pas assez fiers que pour refuser d'adopter en plein Bruxelles l'attitude de Brice de Nice sur son surf à marée basse. [ Jambe gauche devant, droite derrière, ou inversément, les 2 pieds dans le sens de la marche et les bras comme un équilibriste. Vous voyez, rien qu'en le lisant, ça a l'air con. ] Alors on ravale sa fierté [ et ses rires nerveux ] et on tente un sourire dégagé =D Un brin psychopate, certes, [ Vous vous rappelez de notre position ou bien ? ], mais dégagé.
Et le bus démarre.
Soupir de soulagement, c'est tout doux ces engins, ils parlaient de quoi quand ils ont dit "capacité d'accélération considérable" au journal ? Franchement, c'est presqu'un métro, c'est sympa, c'est jovial, et en plus on fait des étirements, c'est tout bon.
Voilà l'arrêt qui arrive, freinaaaaage...
Et ramassage des premiers éclopés.
Parce que l'accélération est une sensation nouvelle pour l'employé stibien. Lui qui était jusqu'alors contraint de conduire des mules connaît maintenant l'ivresse de la puissance pédestre. Il est tout frétillant d'excitation, il pousse sur la pédale et youpie, ça avance, ça va vite, pour peu on lèverait presque les bras en criant "Youhoooooooooou !", mais niveau freinage, c'est pas encore tout à fait au point... C'est toujours un freinage Walibi... Les harnais de sécurité en moins. Je serais eux, j'introduirais l'idée quand même...
 
 
 
Signé.......ma fille

 

 

00:22 Écrit par Le "GUS" dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Lol Génial le compte-rendu !!!

Écrit par : t7815 | 26/01/2007

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